L’ACMI apporte de l’aide directe et ciblée aux survivants de la choa à Jérusalem. Israël Roytman est notre délégué local. Il parle le russe et connaît très bien le groupe des bénéficiaires. Il se tient à disposition de ces gens, il visite les plus âgés, les accompagne chez le médecin, rafraîchit leurs logements avec l’aide d’une équipe de bénévoles. Pour eux, il est joignable en tout temps. Dans le cadre des fêtes, les survivants de la choa sont invités à célébrer en musique. Des enseignements bibliques sont donnés. On leur sert un bon repas. Trois fois par année, nous les accompagnons à un centre thermal et de wellness. Là, on les soigne et les chouchoute, tant pour leur âme que pour leur corps. Tous les deux mois, nous leur distribuons en collaboration avec ELY Israël des bons d’achat pour de la nourriture.

L’ACMI a eu beaucoup d’occasions de bénir et d’aimer les survivants de la choa au nom du Seigneur. Mais à chaque fois, c’est nous qui avons reçu en abondance. En effet, leurs accolades, leurs sourires, leur reconnaissance, l’histoire de chacun, tout cela est pour nous un cadeau inestimable.

Les survivants de la choa sont tous d’un âge très avancé. C’est pourquoi l’ACMI désire les accompagner tout au long de leurs dernières années de vie et leur apporter la consolation. Aidez-nous ! Vous pouvez soutenir les survivants de la choa de Jérusalem dans le besoin par une aide financière et même leur rendre visite.

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Nouvelles du travail parmi les survivants de la choa

« Seigneur, que cette année soit remplie de très bonnes choses ». C’est la prière d’Israël Roytman, diacre social parmi les survivants de la choa. Il poursuit : « Des relations chaleureuses de notre part, la force nécessaire pour secourir les autres, beaucoup d’humanité et d’ouverture permet à ceux qui en ont besoin d’accepter l’aide. » Il voit cette nouvelle année avec un regard plein d’espoir, notamment en pensant aux rencontres et aux fêtes. Il raconte avec reconnaissance le vécu de l’année 2019 avec ces gens qui ont une histoire marquée par les horreurs et qui ont de la peine à les oublier.

Durant la fête de Chanouka, Israël Roytman a rencontré 2 groupes de survivants de camps de concentration et de ghettos. Les chants, la lumière chaude des bougies ont rempli les participants d’une grande joie. L’église Christ Church de Jérusalem a mis à disposition ses locaux et invité les gens à un repas de midi. Grâce au transport organisé, pas loin de 60 survivants de la choa ont pu y prendre part. Par ces rencontres, Israël Roytman ne veut pas simplement soigner les contacts, mais aussi rendre le témoignage chrétien vivant.

Le tout nouveau projet est un bon exemple pour parler du Messie Jésus Christ. Les histoires bibliques du peuple juif sont approfondies dans un groupe de lecture et de discussion. Lorsque les histoires de la Bible sont mises en relation avec Jésus Christ, les vies sont transformées. Israël Roytman expérimente régulièrement  que des survivants de la choa accueillent Jésus Christ dans leur cœur.

L’excursion vers les sources thermales a été un grand évènement. Il y avait 45 personnes dans le car et l’ambiance était très joyeuse. Ce genre d’évènement est un réel baume pour les cœurs blessés. Fania, une femme russophone de 84 ans, faisait partie de l’excursion. Elle est née en 1935 et elle avait 5 ans lorsque sa vie a basculé à cause du national-socialisme. Elle a fui l’Ukraine sur un char tiré par un cheval. Sa sœur, qui à cette époque n’était qu’un bébé, n’a pas survécu au pénible voyage. Cette fuite s’est terminée au Kasakstan, mais sa vie dans la misère ne s’est pas arrêtée pour autant. Jusqu’à la fin de la guerre, elle est restée là-bas et a survécu à la faim et au froid.

Erika aussi était dans le même car vers les sources thermales. Elle est née en 1938 à Bratislava. Son père, qui était avocat, a réalisé le danger et a envoyé Erika et sa mère dans un orphelinat chrétien. Un inconnu les a dénoncées et la Gestapo les a traquées avec des chiens. La truffe exercée de ces auxiliaires a débusqué Erika dans sa cachette. Sa mère l’a cherchée sans se soucier d’être à son tour prise par la police secrète. Le jour suivant, elles ont été transférées au camp de concentration « Sered » dans des wagons à bestiaux. Le voyage a duré 5 jours, et il n’y avait rien à manger ni à boire. Il n’y avait pas non plus de toilettes. Plus tard, elle a été transférée dans un autre camp de concentration à Theresienstadt. Bien que ses parents aient survécu à ces circonstances très difficiles, ils n’ont pas reparlé de ce sombre chapitre de l’histoire. Ils ne voulaient plus être juifs et ont caché leur identité. Plus tard, Erika a étudié le russe et est devenue professeure d’université. Elle s’est mariée et a eu 2 fils. Après le décès de son mari en 1989, elle a émigré en Israël avec les enfants. Elle s’est formée en tant qu’assistante dentaire et a exercé ce métier jusqu’à la retraite dans plusieurs cabinets. A 80 ans, elle reste active en tant que bénévole au musée Yad Vashem à Jérusalem.  Elle expérimente régulièrement l’aide de Dieu et en est très reconnaissante. Comme par exemple pour ce radiateur électrique qu’Israël Roytman lui a fourni parce que son appartement n’est pas chauffé.

Ce sont les petits gestes qui font la différence. Comme c’est important de gagner la confiance de ces gens. Il y a là une clé pour que ces personnes s’ouvrent et puissent parler librement de leur passé traumatisant et que le voile de la honte soit enlevé. Leur passé ne doit pas rester la seule réalité dans leur vie. Israël Roytman est reconnaissant pour le soutien financier et la possibilité de rencontrer ces gens.

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